Sanctions : nouvel avertissement de Trump aux pays commerçant avec l'Iran

Sanctions : nouvel avertissement de Trump aux pays commerçant avec l'Iran

"Il s'agit de la première réaction de Hassan Rohani aux appels à négocier lancés par le président américain Donald Trump, qui affirme rester " ouvert " à un " accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme ".

La veille, en route vers Washington après avoir participé à un forum sur la sécurité à Singapour, le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a indiqué que les Etats-Unis "feront respecter les sanctions", rapporte l'APS. "Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont rétabli unilatéralement de sévères sanctions économiques contre l'Iran, qui avaient été levées après l'accord historique sur le nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances et dénoncé en mai par Donald Trump.

La première phase des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran est entrée en vigueur aujourd'hui.

Ces sanctions comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

À quelques heures de l'entrée en vigueur des sanctions qui risquent d'aggraver une économie iranienne à la peine, le président iranien Hassan Rohani a crié lundi soir à la "guerre psychologique" et écarté toute négociation sur un nouvel accord nucléaire réclamé par les États-Unis.


M. Rohani, qui a tout misé sur l'accord nucléaire et une politique d'ouverture en direction de l'Occident, a accusé Washington de "vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions" parmi les Iraniens.

Le président américain, qui a adopté une attitude très hostile envers l'Iran depuis son arrivée au pouvoir, reproche entre autres au pays de soutenir le président syrien, Bachar Al-Assad, les rebelles au Yémen, le Hamas à Gaza et le Hezbollah libanais. Ces sanctions sont "plus dures que jamais", se félicite Donald Trump. Il a précisé que son pays "avait toujours fait bon accueil à des négociations", mais que les Etats-Unis devaient d'abord prouver leur bonne foi.

"Difficile de dire à quel point les sanctions pourraient vraiment impacter l'Iran", conclut pour sa part David Jackson, correspondant à la Maison-Blanche du magazine USA Today. Elles traduisent le mécontentement face à la situation économique détériorée et au manque d'eau causé par la sécheresse.

Elles devraient accentuer la détérioration d'une économie moribonde, qui a provoqué la semaine dernière des protestations dans plusieurs villes contre notamment le chômage et l'inflation, alors que le rial iranien a perdu près des deux tiers de sa valeur en six mois.

Dans ce climat de tension, le porte-parole de l'autorité judiciaire, Gholam-Hossein Mohseni Ejeie, a annoncé dimanche, à la radio-télévision d'Etat IRIB, l'arrestation du vice-gouverneur et chef du département des changes de la Banque centrale d'Iran, Ahmad Araghchi, avec d'autres responsables ainsi que quatre cambistes accusés de spéculation.

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