Nouvelle épidémie d'Ebola — RDC

Nouvelle épidémie d'Ebola — RDC

Shutterstock Les cas suspects rapportés ces derniers jours au nord de la République démocratique du Congo seraient bien dus au virus Ébola.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été informée mercredi par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) de la présence de cas présumés d'Ebola au Nord-Kivu. Des observateurs notent néanmoins que, d'une part, une partie du personnel médical de cette région est en grève pour protester contre ses conditions de travail et que, d'autre part, le Nord-Kivu est en proie à des conflits armés. Des six échantillons analysés, a souligné le ministre, quatre se sont révélés positifs à la maladie à virus d'Ebola.

"A ce stade, rien n'indique que ces deux épidémies, séparées de plus de 2.500 km, soient liées", écrit dans un communiqué le ministre, le docteur Oly Ilunga Kalenga, au sujet de la fièvre hémorragique qui menace désormais l'est du pays.

Le ministère de la Santé congolaise a été informé le samedi 28 juillet 2018 de 26 cas de fièvre avec signes hémorragiques ayant fait 20 morts à Béni. Les échantillons envoyés à Kinshasa le 31 juillet pour analyse ont confirmé les craintes.

"Ebola est une menace permanente en RDC" a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS.


Elle a ajouté que le ministère de la Santé devra faire une évaluation de ses besoins et " sans aucun doute se tournera vers ses partenaires pour voir qui va faire quoi dans quel domaine. "Ceci nous permet d'engager une riposte immédiate".

"Une équipe de douze experts du ministère de la Santé arrivera à Béni ce jeudi 2 août", a poursuivi M. Ilunga. "J'en appelle au calme et à la prudence", lance Julien Paluku, le gouverneur de la province du Nord-Kivu.

Située au nord de la province près de la frontière avec l'Ouganda, la région de Béni est le fief du groupe islamiste ougandais présumé Allied defense force (ADF) qui terrorise les civils. C'est une zone de conflit actif.

" Sur l'échelle du degré de difficulté, tenter d'éteindre une flambée d'un pathogène mortellement dangereux dans une zone de guerre est au sommet ", a déclaré le directeur général adjoint de l'OMS, en charge des réponses d'urgence, Peter Salama, lors d'un point de presse à Genève.

L'accent sera mis sur la sécurité "afin d'assurer la protection des prestataires de soins déployés et de la population", a-t-il précisé.

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