Démence: les buveurs modérés moins touchés que les abstinents

Démence: les buveurs modérés moins touchés que les abstinents

Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs. Selon une étude britannique publiée mercredi dans la revue médicale BMJ, et relayée par Le Parisien, les buveurs modérés d'alcool sont moins susceptibles d'être touchés par la démence que les abstinents.

Pour mener ces recherches, 9087 fonctionnaires britanniques nés entre 1930 et 1950 ont été suivis. A l'inverse, ceux qui ont dit en avoir bu davantage, ont eu un risque encore plus élevé de souffrir de cette perte des capacités cognitives. D'ailleurs, les sujets de l'étude qui buvaient plus que la limite recommandée avaient un risque encore plus élevé de souffrir d'une perte de leurs capacités cognitives.

Enfin, cette étude est une étude d'observation, il n'est donc pas possible de tirer des conclusions définitives sur une relation de cause à effet.

L'alcool engendre en effet de nombreux risques pour la santé, depuis les troubles liés à la dépendance jusqu'au cancer, en passant par la cirrhose ou les maladies cardiovasculaires. Alors que chez les gros consommateurs, les cas d'hospitalisation pour maladie chronique liée à l'alcool ont été associés à un risque de démence quatre fois plus élevé; chez les abstinents, ce risque n'est qu'1,5 fois plus grand et s'explique en partie par un risque plus important de maladies cardiométaboliques. "Ces résultats incitent à préconiser des seuils plus bas de consommation pour favoriser un meilleur vieillissement cognitif".


Tout ce qui concerne les abstinents à l'alcool "doit être interprété avec prudence, car cela a des chances de renvoyer à d'autres problèmes de santé et à des différences culturelles", a commenté un chercheur en gériatrie qui n'a pas participé à l'étude, Clive Ballard (université d'Exeter), cité par Science Media Centre.

Leur étude révèle que les personnes qui s'abstiennent de boire de l'alcool ou celles qui consomment plus de 14 unités d'alcool par semaine entre quarante et soixante ans présentent un risque accru de développer une démence en vieillissant.

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