Washington accroît la pression sur Pékin, la Chine fustige un "chantage" — Commerce

Washington accroît la pression sur Pékin, la Chine fustige un

Le délégué américain au Commerce, Robert Lighthizer, avait annoncé à cette occasion que les droits de douane seraient de 10%.

" Au lieu de changer son comportement nuisible, la Chine a, de manière regrettable, pris des représailles contre les Etats-Unis, les travailleurs, les agriculteurs, les éleveurs et les entreprises", a poursuivi M. Lighthizer, en référence aux taxes chinoises sur 34 milliards de dollars de marchandises américaines. Il exige du géant asiatique d'abandonner ces pratiques, de réduire le déficit commercial américain de 200 milliards de dollars et d'ouvrir davantage son marché.

Le représentant au commerce a précisé que la période de consultation sur un possible accroissement du niveau des tarifs douaniers se terminerait le 5 septembre, au lieu du 30 août initialement envisagé pour des taxes à hauteur de 10 %. Et le 6 juillet, des surtaxes douanières sur 34 milliards de dollars d'importations chinoises ont aussi été imposées.

"Nous n'avons pas vu d'évolution pour s'attaquer à ces problèmes" des pratiques commerciales incriminées, ont déploré mercredi des responsables américains, soulignant que Donald Trump resterait ferme "pour obtenir des résultats" de Pékin. "Si les Etats-Unis prennent des mesures intensifiant encore l'escalade, nous adopterons assurément des contre-mesures pour protéger résolument nos droits et intérêts légitimes".

Un responsable s'est refusé à dresser un lien avec les critiques récentes de Donald Trump sur la dépréciation du yuan face au dollar, une glissade qui profite aux exportateurs chinois.


Le responsable a toutefois rappelé que Pékin s'était engagé en 2015 à ne pas dévaluer sa monnaie pour rendre ses produits plus compétitifs. Le président républicain a menacé récemment d'imposer des taxes punitives sur la totalité des importations chinoises, qui représentaient plus de 500 milliards de dollars en 2017, nullement impressionné, semble-t-il, par les avertissements répétés de Pékin et même de l'Union européenne qui estiment qu'in ne saurait y avoir un vainqueur et un perdant dans ce bras de fer mais qu'au contraire tout le monde va connaître une grave récession.

Washington et Pékin avaient observé une trêve à la fin de mai en annonçant un " consensus " en vue de diminuer le déficit des Etats-Unis, mais les discussions ont finalement achoppé.

"Même si le message de fond est pour le moins limpide, le ministère chinois du Commerce a officiellement opté pour une rhétorique conciliante et une tonalité qui ne donne pas le sentiment que la porte est fermée à double tour". Il a ajouté que les deux parties "s'efforçaient de mettre en place les conditions pour engager" de nouvelles négociations. Mais en pleine guerre commerciale avec les États-Unis, des drapeaux américains sont fabriqués dans le centre du pays ciblé, en Chine, à Fuyang.

"Nous sommes prêts, s'ils veulent véritablement négocier", avait-il insisté. "Il est difficile de voir comment (ces nouvelles menaces américaines) conduiront à résoudre ce qui ressemble de plus en plus à une crise commerciale", s'est alarmé auprès de l'AFP Jake Colvin, vice-président du NFTC.

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