L'ex-chef de campagne de Donald Trump devant la justice — Enquête russe

L'ex-chef de campagne de Donald Trump devant la justice — Enquête russe

Le procès de Paul Manafort, l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, a débuté.

Le président américain Donald Trump a accusé dimanche le procureur spécial Robert Mueller d'avoir des "conflits d'intérêt" qui devraient lui interdire de mener l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016.

Mais la Maison Blanche a dû tempérer le propos présidentiel au regard des vives réactions devant cette intervention dans les affaires judiciaires.

"Ce n'est pas un ordre, c'est l'opinion du président", a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders lors d'une conférence de presse.

Dans un rapport déclassifié publié début janvier 2017, avant l'investiture de M. Trump, la CIA, le FBI et l'Agence de sécurité nationale (NSA) ont conclu à une ingérence de Moscou pour faciliter sa victoire face à son adversaire démocrate Hillary Clinton, jugée moins favorable aux intérêts de la Russie. Le président américain veut "la voir arriver à sa fin", a-t-elle ajouté.

L'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani a assuré mercredi à des journalistes que l'équipe juridique de Donald Trump "négociait toujours" avec le procureur Mueller.

C'est le numéro deux du département de la Justice, Rod Rosenstein, qui a nommé Robert Mueller, ancien directeur du FBI, au poste de procureur spécial chargé de cette 'enquête russe'. Son procès pour fraudes et blanchiment d'argent a commencé mardi dans la banlieue de Washington.

Le procès de Paul Manafort est le premier à découler de l'enquête russe, les fait lui étant reprochés ayant été mis au jour par le travail de l'équipe de Robert Mueller.

"Il a travaillé pour moi très peu de temps. Ses anciennes accusations n'ont rien à voir avec la Collusion", a tweeté à son sujet le président Trump mercredi matin, alors que commençait le deuxième jour de son procès.


En mai 2017, Donald Trump a limogé James Comey, reconnaissant le lendemain que cette décision était bien liée à l'affaire russe. Les résolutions ont été présentées à l'hiver dernier par le démocrate Al Green, qui soutenait que Donald Trump s'était associé à des causes enracinées dans le racisme et qu'il avait incité à "la haine et l'hostilité" en décrivant de manière vulgaire des pays africains.

Looking back on history, who was treated worse, Alfonse Capone, legendary mob boss, killer and "Public Enemy Number One", or Paul Manafort, political operative & Reagan/Dole darling, now serving solitary confinement - although convicted of nothing?

À 69 ans, l'ancien lobbyiste aux costumes impeccables et mèche savamment domptée s'est longtemps cru "au-dessus des lois", a asséné la veille l'accusation.

Il dépensait des sommes exorbitantes pour mener un "train de vie extravagant", ponctué d'achat de montres de luxe et même d'une veste "faite en autruche" à 15 000 dollars. M. Manafort est notamment soupçonné d'avoir dissimulé sur des comptes à l'étranger des millions de dollars de revenus perçus en tant que conseiller du parti de l'ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch.

Paul Manafort a demandé que les détails de ses activités en Ukraine soient tenus en dehors du procès actuel.

Des membres de l'équipe du procureur spécial, Robert Mueller, ont assisté à l'ouverture des débats mardi dans la salle d'audience.

Donald Trump a indiqué dans ses tweets dimanche que cette enquête dirigée par Robert Mueller avait été déclenchée par un dossier contenant des accusations non prouvées.

"Je ne crois pas qu'un témoin du gouvernement va prononcer le mot "Russie" ", a même prévenu la semaine dernière un des procureurs de l'équipe de M. Mueller.

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