Colère grandissante d'employés de Google sur ses projets en Chine | Internet

Colère grandissante d'employés de Google sur ses projets en Chine | Internet

Google prévoirait de lancer en Chine une version censurée de son moteur de recherche.

Google va ainsi faire son retour en Chine.

Si Google dévoile effectivement ce moteur de recherche bridé, cela pourrait aller à l'encontre de sa décision, d'il y a huit ans. Pour se plier aux restrictions, des termes comme "droits de l'homme", "démocratie", "religion" et "manifestations" seront sur une liste noire, bloquant les résultats correspondants.

Pour Techcrunch, Google copierait pour son flux d'information l'application "Jinri Toutiao", ou "Toutiao", un magazine d'information prisé par les consommateurs chinois.

Contacté par l'AFP, Google n'a pas donné suite dans l'immédiat. L'ONG Amnesty International a appelé le géant californien à ne pas " placer les profits devant les droits de l'Homme ". "Cela a suscité pas mal d'angoisse en interne".


En 2010, face à la censure et aux cyberattaques, Google avait retiré son moteur de recherche de Chine et nombre de ses services restent depuis bloqués dans la deuxième économie mondiale, bien que d'autres comme Google Translate pour la traduction ou encore FilesGo pour le transfert de documents, soient toujours proposés.

Microsoft est ainsi présent en Chine avec son moteur de recherche Bing.

Si les deux projets en cours venaient à être officialisés, nul doute que le retour de Google en Chine serait fracassant. Enfin, la société californienne a continué à investir massivement dans les entreprises chinoises. Celui-ci devrait être d'abord lancé comme application Android auprès des 750 millions d'internautes chinois.

Mais le 1er août, le site d'investigation The Information révélait que Google n'allait pas s'arrêter là. Cette application sera, comme le moteur de recherche, uniquement disponible via les smartphones sous Android.

Sur un groupe de discussion utilisé par des Googlers, un employé a qualifié la situation de "nouveau Maven", en référence à la controverse au sein de l'entreprise plus tôt cette année sur la collabroration de Google avec l'armée américaine.

Articles Liés