Tadjikistan: Le gouvernement accuse l'opposition après l'assassinat de quatre touristes étrangers

Tadjikistan: Le gouvernement accuse l'opposition après l'assassinat de quatre touristes étrangers

L'attaque s'est produite dimanche, dans la région de Danghara, à 150 kilomètres au sud de la capitale Douchanbé.

Le groupe ayant attaqué dimanche les cyclotouristes étrangers "a agi sur l'ordre" de Nossirkhoudjy Abaïdov, membre du Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Deux Américains, un Suisse et un Néerlandais ont été tués dans l'attaque, tandis qu'un autre Suisse et un autre Néerlandais ont été blessés. Après avoir dans un premier temps évoqué la piste de l'accident, les autorités tadjikes ont annoncé lundi que les suspects "avaient des couteaux et des armes à feu" et qu'un des touristes avait été blessé à l'arme blanche. C'est ce qu'a affirmé mardi le Ministère de l'Intérieur tadjik.

Le ministre a indiqué que les " institutions publiques ont été placées sous protection " pour " assurer la sécurité des citoyens et des touristes " suite à cette attaque.

Les policiers ont ensuite retrouvé la voiture impliquée dans le drame avant d'interpeller l'un des suspects et d'en abattre deux autres, qui avaient tenté de résister à l'arrestation. In fact, it goes on much longer! Un Suisse et un Néerlandais ont été blessés et un touriste français est indemne.


Les autorités ont aussi interdit le parti d'opposition de la Renaissance islamique, alors seul parti islamique légal dans le pays, considéré comme modéré, l'accusant d'avoir cherché à instaurer un "Etat islamique" au Tadjikistan.

Le groupe était mené par un autre " membre actif " de ce parti, Housseïn Abdoussamadov, 33 ans, qui a été arrêté et est passé aux aveux, selon la même source.

Les États-Unis, l'Union européenne et les Nations unies s'étaient déclarés inquiets de cette interdiction.

Le Tadjikistan, un petit pays d'Asie centrale dont la majorité de la population est musulmane et qui est la plus pauvre des ex-républiques soviétiques, est dirigé d'une main de fer par le président Emomali Rakhmon depuis 1992.

Cette rare attaque jihadiste au Tadjikistan, pays voisin de l'Afghanistan où les forces locales appuyées par celles de l'Otan combattent à la fois l'EI et les talibans, intervient alors que l'année 2018 y a été déclarée "année du tourisme".

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