Ressources naturelles : l'humanité vit à crédit à partir d'aujourd'hui

Ressources naturelles : l'humanité vit à crédit à partir d'aujourd'hui

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le début des années 1970. Cette année-là, le jour fatidique était survenu le 23 décembre.

Chaque année, la date est calculée en comparant la consommation annuelle de l'humanité en ressources écologiques - l'empreinte écologique - à la capacité de régénération de la Terre - la biocapacité. En 2017, le jour du dépassement était intervenu le 3 août.

Et donc au niveau mondial, en ce 1er août, nous avons consommé toutes les ressources que la Terre est capable de régénérer en un an selon l'ONG Global Footprint Network.

A partir de ce calcul, des estimations statistiques ont permis à l'ONG Global Footprint Network d'évaluer l'empreinte écologique actuelle.

" Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne WWF.


Selon Valérie Gramond de WWF, le mouvement "s'est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage".

Les coûts écologiques des pressions exercées par l'homme sur la Terre sont de plus en plus évidents: déforestation, érosion des sols, appauvrissement de la biodiversité, accumulation de carbone dans l'atmosphère, etc. "On dit que l'humanité a besoin de 1,7 planète pour vivre tel qu'elle le fait aujourd'hui", résume Global Footprint Network. Pour la France, c'est le 5 mai, soit quatre jours après l'Allemagne (1er mai).

Comment est calculé le jour du dépassement?

"Nous avons des responsabilités différentes: des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte", précise Pierre Cannet de WWF, toujours à l'AFP. Si l'ensemble de l'humanité vivait comme eux, le "jour du dépassement" interviendrait dès les 9 et 19 février. À l'inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

Je fais ma propre remise en question: je sais pertinemment que cette année, malgré mes efforts en termes d'habillement et d'alimentation, le fait d'avoir régulièrement pris l'avion pour mes reportages alourdit largement mon empreinte carbone, ce qui me conduit à m'interroger sur mes pratiques et à chercher des solutions.

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