Affaire Benalla: 5 suspects seront présentés à un juge d'instruction

Affaire Benalla: 5 suspects seront présentés à un juge d'instruction

Le collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et l'employé de LREM Vincent Crase, ont été filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai.

Alors que le porte-parole de l'Élysée Bruno Roger-Petit avait affirmé jeudi qu'il avait été "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président" après le 1er mai, M. Benalla apparaît sur plusieurs clichés récents aux côtés de M. Macron ou du couple présidentiel, notamment le 13 juillet à Giverny, en Normandie (nord-ouest).

L'opposition a maintenu une forte pression sur l'exécutif pour obtenir des explications sur le rôle d'Alexandre Benalla.

Alexandre Benalla, désormais ex-chargé de mission à l'Élysée devait se marier ce samedi 21 juillet à la mairie d'Issy-les-Moulineaux mais il est toujours en garde à vue. Tous deux avaient été placés en garde à vue vendredi notamment pour violences et usurpation de fonction.

Les 5 gardes à vue ont été levées mais les suspects seront présentés à un juge d'instruction ce dimanche.

La mise en examen d'Alexandre Benalla concerne notamment des faits de " violences en réunion " et d'" immixtion dans l'exercice d'une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l'autorité publique ".


Pour Jean-Luc Mélenchon, qui s'est exprimé dans Le Monde, l'affaire Benalla "est du niveau du Watergate", qui a abouti en 1974 à la démission du président américain Richard Nixon. Mais, alors qu'il se trouve en garde à vue depuis vendredi, celle-ci a été prolongée.

Selon nos confrères du JDD, ce dimanche, devant les policiers, Benalla a invoqué l'article 73 du code de procédure pénale pour justifier son intervention musclée.

Dans les couloirs, le ton est monté, entre Marine Le Pen et Christophe Castaner, dans une scène inédite devant la presse et quelques députés sidérés. L'Elysée a reconnu avoir eu connaissance très rapidement des agissements d'Alexandre Benalla mais n'avait pas saisi la justice.

En plus de l'enquête préliminaire de la justice, ouverte jeudi à l'initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la "police des polices" et une dernière par l'Assemblée nationale.

Les trois policiers suspendus et soupçonnés d'avoir transmis des images de vidéosurveillance montrant les violences du 1er mai, ont été placés en garde à vue samedi matin pour "détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "violation du secret professionnel".

L'Assemblée nationale prévoit interroger le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, cette semaine alors que le gouvernement Macron est de plus en plus critiqué relativement aux sanctions initialement imposées à Alexandre Benalla dans cette affaire. L'audition, publique et retransmise, de M. Collomb " aura lieu lundi matin " à 10H00, a dit Mme Braun-Pivet lors de la réunion de la commission chargée de mettre au point un programme d'auditions.

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