Brexit: aux Communes et à Bruxelles, une semaine test pour Theresa May

Brexit: aux Communes et à Bruxelles, une semaine test pour Theresa May

La suggestion de Donald Trump ne sera pas prise en compte par le gouvernement anglais. En effet, ce 15 juillet, lors d'une interview sur la BBC, Theresa May, actuelle première ministre britannique, a dévoilé une suggestion que lui a procurée le 45 président des Etats-Unis en visite en Grande-Bretagne depuis vendredi 13 juillet.

Dans une démarche allant à l'encontre du protocole de la royauté britannique, Donald Trump évoque par ailleurs sa conversation avec la reine Elizabeth II, "une femme incroyable", dit-il, avec laquelle il a discuté du Brexit.

A propos de golf, le président américain a été vu en train de frapper la balle sur un des parcours de Turnberry (côte ouest), adressant un signe de la main à des manifestants qui, un peu plus loin, scandaient des slogans "Non à Trump" ou "Non à des Etats-Unis racistes".

"J'ai en fait dit à Theresa May comment le faire mais elle n'était pas d'accord", a-t-il déclaré, estimant qu'elle s'était engagée sur une voie ne correspondant pas au vote des Britanniques pour un retrait de l'UE, lors du référendum de 2016. Je pense que personne n'avait idée de la complexité " de la question, déclare Trump, qui a pris le thé avec la reine Elizabeth II au château de Windsor vendredi. "Ne pas aller dans les négociations, mais les poursuivre en justice", a détaillé Theresa May.


Dans une interview avec la BBC, Theresa May a déclaré que Donald Trump l'avait exhorté à " poursuivre l'UE en justice, pas négocier avec eux, mais les poursuivre ". "Poursuivre l'UE, ne pas entrer en négociations, les poursuivre".

La Première ministre a également mis en garde les députés, europhiles comme eurosceptiques, qui seraient tentés d'amender les deux projets de loi pour rectifier le tir.

Le président américain, qui a achevé dimanche une visite officielle au Royaume-Uni ponctuée de nombreuses manifestations hostiles, avait ensuite modéré cette déclaration en affichant sa volonté de parvenir à un "formidable" accord d'échange bilatéral avec Londres.

Mais en durcissant la formulation afin de souligner que la collecte des droits de douane par la Grande-Bretagne et l'UE se fera sur la base de la réciprocité, les partisans du Brexit risquent de rendre le plan de Theresa May plus difficile à "vendre" auprès de l'UE. Cette semaine, David Davis, l'homme chargé de négocier avec l'UE et Boris Johnson, ex ministre britannique des Affaires étrangères, ont présenté leur démission. Le European Research Group (groupe de recherche européen), un caucus eurosceptique du parti de Theresa May soutenant un " Brexit dur", a l'intention de soutenir un amendement qui rendrait illégal pour les autorités fiscales britanniques de percevoir des droits pour l'UE sans accords de réciprocité.

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