Comment les plongeurs ont sauvé huit enfants — Thaïlande

Comment les plongeurs ont sauvé huit enfants — Thaïlande

"Mais la mission n'est pas encore terminée", a tempéré le chef de la junte au pouvoir en Thaïlande depuis un coup d'Etat en 2014, le général Prayut Chan-O-Cha, qui s'est rendu sur le site de l'opération en fin d'après-midi.

Quand le deuxième groupe d'enfants a revu la lumière lundi soir, l'équipe de commandos de la marine thaïlandaise a salué l'événement d'un simple "Hooyah" sur sa page Facebook, faisant s'enflammer les réseaux sociaux du pays.

Après que les premiers enfants ont été extraits de la grotte dimanche, l'opération de sauvetage a repris lundi matin à 11h00 (07h00 heure de Paris).

Émaciés mais en vie, ils étaient perchés sur un promontoire, à plus de quatre kilomètres de l'entrée du vaste réseau souterrain.

Les enfants ont reçu des messages de soutien de célébrités aussi diverses que le président américain Donald Trump, la star de football Lionel Messi et le gourou américain de la technologie Elon Musk. La saga passionne aussi les médias étrangers qui ont envoyé des centaines de journalistes sur place.


Les sauveteurs ont réussi ce lundi à extraire un cinquième, puis un sixième et un septième adolescent de la grotte en partie inondée, alors que six jeunes autres footballeurs et leur entraîneur sont encore pris au piège.

Après leur sauvetage, les huit garçons ont été rapidement hospitalisés et "tenus à l'écart" de leurs parents pour éviter toute contamination, vu leur état de faiblesse. L'aller-retour entre le camp de base des secouristes, à l'intérieur de la grotte, et la cavité où se trouvent les enfants, prend en effet une dizaine d'heures, ce qui oblige les équipes de plongeurs à installer des bouteilles d'oxygène le long du parcours. L'entrepreneur a ensuite renouvelé sur Twitter sa proposition de sous-marin miniature pour sortir les cinq derniers jeunes des entrailles de la grotte, où ils ont désormais passé 17 nuits.

Outre les embûches le long du parcours de plongée, la situation est compliquée par le fait qu'une bonne partie des enfants ne savent pas nager et qu'aucun n'a jamais fait de plongée.

Le manque d'espace ajoute aussi à la complexité des opérations alors que les sauveteurs doivent placer suffisamment de bouteilles d'oxygène sur le parcours de sortie. "J'attends toujours ici à la grotte, je croise les doigts", a expliqué à l'AFP Supaluk Sompiengjai, la mère de Pheerapat, communément appelé par son surnom, "Night". Ils se sont alors retrouvés piégés par la montée des eaux dans ce réseau situé à la frontière avec la Birmanie et le Laos.

Mais face à la menace de nouvelles pluies et à la baisse des niveaux d'oxygène dans la chambre où le groupe a trouvé refuge, les autorités ont décidé dimanche de tenter le tout pour le tout, jugeant les conditions idéales.

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