La France profite du Brexit — Investissements étrangers

La France profite du Brexit — Investissements étrangers

Avec 1 019 implantations étrangères sur son territoire national, elle enregistre une hausse de 31% par rapport à l'année précédente. Le redressement de l'attractivité de la France en 2017 et au début de l'année 2018 est spectaculaire. Avec cette performance, la France recolle au peloton de tête toujours composé du Royaume-Uni (1 205 projets d'investissements, +6%) et de l'Allemagne (1 124, +6% également). Dans ce contexte, la France a encore quelques efforts à faire, selon EY, pour se hisser sur les premières marches du podium.

Le cabinet EY rappelle par ailleurs que la santé économique de la France s'améliore depuis 2015, lorsqu'elle était encore sous la gouvernance de François Hollande. En effet, un an avant la fin programmée avec l'Union européenne, le Royaume-Uni subit déjà un effet Brexit.

L'élection d'Emmanuel Macron au printemps dernier, avec les réformes engagées et/ou annoncées depuis, joue à l'évidence un rôle de premier plan dans cette embellie. Chez nos voisins outre-Manche, les décisions d'investissement ont grimpé de 6% entre 2016 et 2017 (+6%). Mais ces chiffres sont loin de rattraper ceux du Royaume-Uni, qui a accueilli 708 sièges d'entreprise tout au long de ces dix dernières années, alors que la France n'en a compté que 226 sur la même période.


Selon EY, l'industrie est le principal moteur de ce regain d'attractivité avec ses 323 projets, soit 111 de plus qu'en 2016.

La capacité d'innovation et de recherche est citée par 35% des dirigeants interrogés qui mettent aussi en avant la place de la France dans le projet européen (34%), le vivier de talents (30%) et le rayonnement touristique (30%). La consommation, les carnets de commandes des donneurs d'ordres industriels, les investissements dans les infrastructures sont autant de raisons pour des entreprises industrielles, tertiaires ou technologiques, de toutes origines - américaines et européennes en tête - de retrouver le chemin de l'Hexagone et de l'Europe. Ces projets sont néanmoins constitués à 86 % d'extensions et de taille moyenne (32 emplois par usine en France contre 50 au Royaume-Uni et 150 en Pologne). Dans l'attractivité des centres de décision, le Brexit semble rebattre les cartes. Résultat, la France affiche une progression remarquable (de 16 à 59 projets entre 2016 et 2017), et rattrape une partie de son retard. Par comparaison, les proportions ne sont que de 45% pour l'Allemagne et 30% pour le Royaume-Uni.

La France s'est distinguée aussi en 2017 pour l'accueil des centres de recherche et développement avec 78 projets, 53% de plus qu'en 2016.

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