Craignez-vous que le mouvement se prolonge cet été — SNCF

Craignez-vous que le mouvement se prolonge cet été — SNCF

Nouvelle séquence de grève.

La direction recensait 17,63 % de grévistes au total en milieu de matinée, ainsi que 53,4 % parmi les conducteurs et 45,5 % chez les contrôleurs. Cette CCN qu'ils exigent de " haut niveau", remplacera le statut des cheminots à partir du 1er janvier 2020 pour les nouveaux embauchés à la SNCF. Elle explique espérer qu'une réunion tripartite syndicats-patronat-gouvernement prévue vendredi, pour discuter de la convention collective du secteur ferroviaire, soit "le début de véritables négociations pour répondre aux revendications des cheminots" et qu'elle "doit donc avoir des suites". Ce n'est pas le point de vue de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui l'avait qualifiée "d'ultime table ronde tripartite". C'est le compte des jours de grève de la SNCF depuis le début du mouvement. "Du 18 au 25 juin se dérouleront les épreuves du Baccalauréat (qui) suscitent évidemment, de la part de ceux qui vont les subir, de ceux qui espèrent obtenir leur Baccalauréat et de la part de leur famille, beaucoup d'attentes et beaucoup d'inquiétude", a indiqué à l'Assemblée nationale le chef du gouvernement qui a mis en garde "les organisations syndicales qui appellent - alors même que la loi aura été adoptée - à poursuivre la contestation". Le bac étant source "de stress", le syndicat a souhaité "faciliter les déplacements" des candidats. "Ce n'est pas une sortie de l'intersyndicale", a souligné devant la presse le secrétaire général de la CFDT Cheminots, Didier Aubert.

Sur le terrain, les cheminots étaient encore mobilisés mardi. En gare de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), tôt le matin, des cheminots ont emballé guichets et automates avec du film plastique pour les condamner. Une soixantaine de cheminots ont distribué des petits déjeuners aux usagers pour "expliquer (leur) combat", selon François Gruson (CGT).


Dans le quartier d'affaires de La Défense, près de Paris, quelque 400 manifestants CGT, SUD et FO se sont rassemblés devant le siège de Oui.SNCF, fermé par les forces de l'ordre. Une centaine d'entre eux ont ensuite brièvement occupé l'avenue des Champs-Elysées, bloquant la circulation, avant d'être repoussés dans le calme par la police.

Quoi qu'il en soit, la grève "perlée", dont le 15e round va continuer mercredi 13 juin, a démontré sa capacité à générer quelques perturbations les veilles et lendemains de conflit, le temps pour l'organisation du trafic de se (re) mettre en place (entretien des rames, déplacement des rails et des agents).

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