Drama Donald, nouvel épisode : d'un tweet, Trump saborde le G7

Drama Donald, nouvel épisode : d'un tweet, Trump saborde le G7

Tout a commencé lorsque Donald Trump a torpillé le Sommet du G7 de Justin Trudeau en refusant de signer la déclaration commune des pays membres, qualifiant au passage le premier ministre canadien de "très malhonnête " et de "faible " sur Twitter.

Les commentateurs établissent un parallèle avec les tensions opposant le Premier ministre Pierre-Eliott Trudeau au président américain Richard Nixon qui l'avait qualifié en 1972, en privé, d'"intello pompeux" et de "fils de pute intelligent" pour être avoir rétabli les relations diplomatiques avec le régime communiste chinois.

Les dirigeants des États-Unis, du Japon, de l'Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, de l'Italie et du Canada se sont réunis vendredi et samedi au Canada pour le sommet du G7. "Ces tarifs illégitimes doivent recevoir une réponse équivalente", a déclaré Justin Trudeau précisant que ces représailles seraient mises en œuvre "sans ciller".

Les conservateurs canadiens avaient vertement critiqué la semaine dernière Justin Trudeau pour ne pas avoir riposté immédiatement aux taxes américaines sur l'acier et l'aluminium, le Premier ministre préférant attendre le 1er juillet, jour de fête nationale.

D'ordinaire consensuel voire charmeur, Justin Trudeau est contraint de troquer son costume glamour pour celui de "Capitaine Canada" dans le conflit commercial aussi inattendu que potentiellement destructeur qui l'oppose à Donald Trump.

Le principal conseiller économique du président Trump en a rajouté une couche, hier, en accusant Justin Trudeau d'avoir "trahi " les États-Unis. Ce sommet est déjà historique, jamais un président américain en exercice n'avait rencontré un dirigeant nord-coréen. Donald Trump lui-même, en quittant le sommet samedi matin, n'a pas adouci ses complaintes à l'égard de l'Union européenne et du Canada, tout en saluant les progrès réalisés pendant le sommet.

D'un océan à l'autre, les politiciens de tous les horizons dénoncent les attaques personnelles lancées par la Maison-Blanche contre le premier ministre Justin Trudeau.

Le professeur de l'Université de Montréal Frédéric Mérand souligne que le Canada n'est pas le seul pays à subir les foudres de l'imprévisible président américain.


Le président russe Vladimir Poutine a quant à lui ironisé sur le "babillage inventif" des pays du G7, qu'il a invités à "se tourner vers les sujets concrets relevant d'une vraie coopération".

A Paris, l'attitude de Donald Trump a du mal à passer.

"Le PM Trudeau du Canada s'est montré docile et modéré pendant nos réunions au G7, tout cela pour donner une conférence de presse après mon départ dans laquelle il déclare que 'les droits de douane américains sont presque insultants' et qu'il ne 'se laissera pas bousculer'", a dit Trump sur Twitter. Un secteur qui pèse bien plus les deux métaux jusqu'à présent frappés. La part de marché des marques allemandes pour le segment des voitures haut de gamme dépasse 40%, selon la fédération automobile allemande (VDA).

L'Europe taxe les importations de voitures hors UE, donc américaines, de 10%. Aux États-Unis, les Audi, Volkswagen et autres voitures étrangères sont frappées d'une taxe de 2,5%.

La décision de Donald Trump de retirer par tweet son soutien au communiqué final du sommet du G7 a été une expérience "dégrisante et un peu déprimante", a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel.

Les économies des deux pays sont étroitement imbriquées avec un va-et-vient constant de personnes et de marchandises, le Canada étant le plus grand partenaire commercial des Etats-Unis, pays avec lequel il réalise plus des deux tiers de tout son commerce international.

Dans le cas de l'Allemagne, il s'agit d'un excédent.

Emmanuel Macron a fait allusion à cette façon de penser du milliardaire. Si on se fie aux chiffres de Statistique Canada, qui fait le calcul différemment, les États-Unis ont un déficit commercial de.

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