Donald Trump pourrait gracier Mohamed Ali à titre posthume — États-Unis

Donald Trump pourrait gracier Mohamed Ali à titre posthume — États-Unis

Donal Trump veut accorder à l'ancien champion de boxe Mohamed Ali une grâce à titre posthume.

En 1966, Ali a refusé de se joindre à l'armée pour la guerre du Vietnam, parce qu'il se décrivait comme un objecteur de conscience.

" Je pense à Mohamed Ali ", a dit M. Trump, sur la pelouse de la Maison Blanche, juste avant de s'envoler pour le sommet du G7 au Canada. Mohamed Ali était à l'époque l'une des personnalités les plus en vue du Mouvement des droits civiques. La Cour suprême des Etats-Unis avait finalement annulé cette condamnation en 1971. Et le président Jimmy Carter avait offert une amnistie générale à tous ceux qui avaient refusé de servir au Vietnam. "Il n'y a pas de condamnation à pardonner", a-t-il insisté dans un communiqué adressé aux médias.

M. Trump a fait cette annonce pratiquement deux ans jour pour jour après les obsèques de la vedette planétaire dans sa ville natale de Louisville dans le Kentucky, au coeur des États-Unis.

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La Constitution américaine confère au Président le droit régalien de grâce. Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump en a usé à plusieurs reprises, notamment pour satisfaire ses soutiens de la première heure.

La semaine dernière, il en a ainsi fait bénéficier Dinesh D'Souza, un conservateur polémiste très anti-démocrate.

Récemment, le président américain a pris le contrepied en réhabilitant un autre boxeur, Jack Johnson, premier Noir champion du monde des poids lourd en 1908, et qui fut emprisonné pour des motifs racistes.

Cette disposition a déjà permis à M. Trump de faire libérer, mercredi, Alice Johnson, une femme de 63 ans qui avait été condamnée à la perpétuité pour un délit de trafic de drogue.


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