La baisse inquiétante des investissements directs à l'étranger

La baisse inquiétante des investissements directs à l'étranger

Les flux d'IDE vers la Tunisie se sont établis à 900 millions de dollars (baisse de 1%), tandis que le Maroc a vu le flux d'IDE vers le pays augmenter de 23% pour atteindre 2,7 milliards de dollars en 2017. A en croire la CNUCED, celle-ci intervient dans le contexte d'une baisse généralisée sur tout le continent africain.

Pour la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement, la faiblesse des prix du pétrole et les conséquences négatives de la récession du secteur des matières premières sur le plan macroéconomique ont contribué á la contraction des flux dans les principales économies africaines. Particulièrement dans les grandes économies exportatrices de matières premières.

Les investissements directs étrangers en Afrique dépendent encore trop des matières premières.

L'Ethiopie et le Maroc sont relativement plus résilients que les autres Etats, lit-on dans le rapport de la Cnuced sur le mouvement des IDE dans le monde. L'organisation dans son rapport indique que les flux des IDE à destination de l'Afrique en 2017 ont chuté à 42 milliards de dollars en 2017, soit une baisse de 21% par rapport à 2016. A l'opposé, la chute des flux d'IDE dans le monde serait liée à la baisse de la valeur des fusions et acquisitions transfrontalières nettes et de la valeur des investissements greenfield.


Cette baisse diffère selon les régions et elle reste plus marquée en Afrique australe où les IED ont diminué de 66% pour atteindre 3,8 milliards de dollars. En 2017, l'Asie est redevenue la principale région bénéficiaire des IED, les flux étant restés stables, à 476 milliards de dollars.

En outre, les flux d'IED vers l'Afrique centrale ont diminué de 22% et s'élevaient á 5,7 milliards de dollars. Le taux en question a connu ainsi, une régression de 26% par rapport à l'année 2016 où il était de 1,6 milliard de dollars. D'après les analystes de l'institution onusienne, les flux à destination de l'Afrique progresseront cette année, d'environ 20% pour atteindre 50 milliards de dollars sous divers facteurs commerciaux.

La libéralisation financière, par exemple, a favorisé un réinvestissement plus important des bénéfices nationaux. Le Kenya n'est pas en reste puisque la valeur des investissements a atteint 672 millions de dollars en 2017, marquant ainsi une hausse de 71%, une croissance tirée essentiellement par le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC). Les flux d'IDE ont diminué de 41% en Afrique du Sud. Le pays n'a pu grappiller que 1,3 milliard de dollars, une contre-performance à mettre au compte de l'incertitude politique qui mine l'économie et les secteurs de production.

Selon ce même rapport, la diversification de l'investissement direct étranger en Algérie, pour l'année 2017, a été soutenue par les IDE consentis par le groupe de télécoms chinois Huawei et le sud-coréen Samsung qui a ouvert sa première usine de montage de smartphones dans le pays.

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