Santé : certains cancers du sein bientôt traités sans chimiothérapie ?

Santé : certains cancers du sein bientôt traités sans chimiothérapie ?

En revanche, elle était fortement conseillée au-dessus de 25. Otis Brawley, médecin en chef de la American Cancer Society, s'exprime en ce sens: "Au cours des 25 dernières années, j'ai perdu 3 patients qui avaient contracté une leucémie (cancer du sang) à cause de leur chimiothérapie, j'ai également perdu des patients du fait de leurs défaillances cardiaques aigües causées par leur chimio, et j'ai vu des patients souffrir de "déficit cognitif secondaire aux traitements oncologiques" et qui ont eu des difficultés à se concentrer pour le reste de leur vie".

D'après les chercheurs, les patients atteints d'un cancer du poumon ou d'un cancer du sein pourraient être soignés sans l'utilisation de chimiothérapie et de ses effets secondaires. C'est donc pour combler cette lacune qu'a été mis en place cette étude dont l'objectif était de déterminer l'intérêt d'ajouter la chimiothérapie à l'hormonothérapie, sur la survenue de récidive, de métastases, ainsi que sur la survie globale.

Éviter les effets indésirables...

... Cela marquerait-il la fin des nausées, de la perte de cheveux et autres symptômes lourds provoqués par la chimiothérapie? Jusqu'à 70% d'entre elles peuvent éviter la chimiothérapie, en fonction des résultats d'un test génétique existant, et se contenter des médicaments hormonaux habituellement prescrits après une opération pour retirer la tumeur. Mais comme le précise le Pr Zelek, " cette approche induit elle aussi des effets indésirables: des bouffées de chaleur, une prise de poids, un sur-risque d'ostéoporose et vasculaire. Ces résultats valent uniquement pour: - celles diagnostiquées à un stade précoce; - celles chez qui la taille de la tumeur mesure entre 1 et 5 cm; - celles chez qui la tumeur n'a pas envahi les ganglions lymphatiques; - celles dont la tumeur est sensible aux œstrogènes***; - celles qui sont négatives au test à la protéine HER2; - celles qui ont un score entre 11 et 25 au test Oncotype DX. "Il nous conforte dans l'idée que des patientes présentant un risque intermédiaire de récidive n'ont pas besoin de chimiothérapie", se réjouit Alexandre Bodmer, médecin adjoint responsable de l'unité d'oncogynécologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Ces nouvelles données vont permettre de mieux cibler les soins. Elle concerne le cancer du poumon.


Le médicament en question est le Keytruda (ou pembrolizumab) de la pharmaceutique américaine Merk. Résultats, les patients sous pembrolizumab ont vécu 4 à 8 mois de plus comparés à ceux qui ont bénéficié de la chimiothérapie seule.

Entrant ensuite dans les détails techniques et scientifiques, Pourquoi Docteur relève que les effets d'un traitement plutôt que l'autre dépend très largement du type de tumeur qui es traité. "Quand cette approche fonctionne, les bénéfices sont radicaux", explique le Pr Zelek".

Une vaste étude, nommée Tailor X (pour Trial Assigning Individualized Options for Treatment), met en effet en évidence que l'ajout d'une chimiothérapie adjuvante à l'hormonothérapie pourrait être inutile dans une proportion importante de cas. Les médecins doivent donc prendre en compte l'âge des patientes.

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