Angela Merkel lâche un peu de lest sur la zone euro

Angela Merkel lâche un peu de lest sur la zone euro

La chancelière a donc choisi de donner une interview dans l'édition dominicale du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, où elle accorde quelques concessions, en amont du sommet européen des 28 et 29 juin où des conclusions sont très attendues sur ce dossier.

"Nous avons pour cette raison proposé un budget d'investissement pour la zone euro dans le contrat de coalition" du nouveau gouvernement allemand entre conservateurs et sociaux-démocrates "et j'y suis favorable", ajoute Angela Merkel.

La chancelière s'est dit dans ce contexte "tout à fait disposée à parler avec le nouveau gouvernement italien des moyens d'aider davantage de jeunes à trouver un travail", alors que leur taux de chômage est très élevé en Italie. Angela Merkel fixe un cadre (.) Lire la suite sur LeParisien.frItalie: Matteo Salvini en Sicile pour affirmer le cap antimigrants de RomeCalifornie: coups de feu au marathon de San Diego, une femme arrêtéeSommet Trump-Kim: et si la Corée du Nord accueillait bientôt un McDonald's? Voilà exactement deux cent cinquante jours que le président français a présenté son vaste projet de réforme pour la zone euro dans un discours à l'université de la Sorbonne.

Un budget très éloigné de celui souhaité par le président français.

L'an dernier il avait, en effet, appelé de ses vœux un budget équivalant à "plusieurs points du PIB [produit intérieur brut] de la zone euro", soit plusieurs centaines de milliards d'euros.

L'arrivée au pouvoir en Italie d'un gouvernement formé d'un parti d'extrême droite (la Ligue) et d'un mouvement antisystème (M5S), chargé d'appliquer un programme anti-austérité, n'a pas arrangé les affaires du chef de l'Etat français car elle renforce l'appréhension de l'Allemagne.


Elle a détaillé dans ce cadre la proposition allemande d'un Fonds monétaire européen (FME), qui viendrait en aide aux pays en difficultés, en échange toutefois d'une surveillance étroite.

Elle exclut par ailleurs toute annulation de dette pour l'Italie, précisant que le principe de solidarité entre les Etats membres de la zone euro ne devrait pas transformer l'union monétaire en une union de partage des dettes publiques.

Concernant le mécanisme de prêt aux pays en difficulté, il s'agit de s'affranchir en partie du Fonds monétaire international en créant un Fonds monétaire européen (FME). Mais il irait plus loin avec la possibilité d'une ligne de crédit à plus court terme, cinq ans par exemple pour les pays confrontés à des crises d'origine extérieure, selon la chancelière.

En contrepartie, les pays concernés devraient accepter - comme pour le FMI qui peut imposer des mesures d'austérité en échange de ses prêts - que ce FME ait un droit de regard et d'intervention dans leurs politiques nationales.

Ce FME serait chargé d'"évaluer la solvabilité des Etats membres" et à l'aide "d'instruments adaptés" pourrait "rétablir" cette solvabilité si elle n'est plus assurée, a-t-elle dit.Car pour Angela Merkel, il ne peut être question de créer "une Union de l'endettement" en zone euro. Des prérogatives qui risquent de ne pas être du goût de tous les pays de la zone euro.

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