4200 morts par an — Infections nosocomiales

4200 morts par an — Infections nosocomiales

Un patient hospitalisé sur vingt est touché par au moins une infection nosocomiale (contractée dans l'établissement de santé), selon une enquête nationale réalisée en 2017, qui montre que cette proportion n'a pas diminué depuis 2012.

La proportion des patients infectés est stable entre 2012 et 2017 alors qu'elle avait diminué de 10 % entre 2006 et 2012.Ces enquêtes sont réalisées tous les cinq ans depuis 1990. "Mais nous savons que les hôpitaux accueillent de plus en plus de personnes fragiles et donc susceptibles de contracter des infections". Elle se place ainsi à la deuxième place des infections nosocomiales les plus courantes derrière les infections urinaires (28%) et devant les pneumonies (15,5%). "Les infections urinaires, très fréquentes, sont le plus souvent anodines malgré la gêne occasionnée".

Cette tendance à l'augmentation est cohérente avec les données Raisin 2016 d'incidence des infections du site opératoire, pour certaines interventions en chirurgie orthopédique (prothèses du genou) et en chirurgie des varices des membres inférieurs. Les principales bactéries responsables sont, selon le rapport, l'Escherichia Coli et le staphylocoque doré.


Le " pilotage " des missions de prévention et de surveillance a été confié à Santé Publique France pour améliorer la lutte contre les infections nosocomiales qui seraient la cause directe de 4000 décès chaque année en France.

"Il faut désormais continuer les efforts pour réduire la proportion de ces infections", affirme le Dr Anne Berger-Carbonne.

Il dénonce également les chiffres communiqués par les établissements hospitaliers, qui sous-évalueraient le nombre d'infections nosocomiales. Le docteur Bruno Coignard, responsable de la direction des maladies infectieuses de l'agence sanitaire Santé publique France, a confirmé le résultat de cette enquête lundi. "Peut-être avons-nous atteint un plancher concernant les infections nosocomiales".

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