Interdiction du glyphosate : le gouvernement ira-t-il jusqu'au bout ?

Interdiction du glyphosate : le gouvernement ira-t-il jusqu'au bout ?

Selon, elle, " il convient d'inscrire dans la loi la décision du Président de la République (...) en vertu de laquelle l'utilisation du glyphosate sera interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ". Parmi ceux qui ont voté contre, trois députées LREM qui avaient.

"Cela ne minimise pas les autres avancées obtenues (pour prix justes et pour alimentation durable), mais c'est à mes yeux un rendez-vous manqué et une vraie déception", a dit le député sur Twitter.

Mardi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait déjà indiqué que cet engagement d'Emmanuel Macron était "clair", et qu'il serait tenu, même s'il n'était pas "inscrit dans la loi".

"On a inscrit beaucoup de choses dans la loi depuis trente ans dans notre pays, ça ne s'est parfois pas passé", a-t-il dit.

L'interdiction du glyphosate adviendra, a-t-il assuré. "Ce sera fait, ce sera fait en partenariat avec les industriels".

Mais des élus de plusieurs groupes, y compris certains marcheurs comme Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, espèrent une "programmation raisonnée de la fin du glyphosate" gravée dans la loi. Si nous trouvons des solutions industrielles, scientifiques, pour permettre que la France sorte dans trois ans du glyphosate, tout le monde y aura gagné.


-Barbara Bessot Ballot (LREM), députée de la Hauite-Saône -Perrine Goullet (LREM), députée de la Nièvre -Michèle Crouzet (LREM), députée de l'Yonne -Rémy Rebeyrotte (LREM), député de Saône-et-Loire Pesticide soupçonné d'être cancérigèneLe glyphosate est un pesticide placé sous surveillance par l'organisation mondiale de la santé.

Le président français avait pris là une position plus ambitieuse que celle de l'Union européenne, qui a renouvelé l'autorisation de l'herbicide pour une durée de cinq ans. Dans le projet de loi du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, examiné en première lecture au Palais Bourbon mardi 29 mai, point d'article sur le glyphosate.

"La loi doit au minimum installer une base légale pour une future interdiction du glyphosate, pour crédibiliser le plan d'action de sortie", a jugé auprès de l'AFP Pascal Canfin, directeur général du WWF.

Le glyphosate, composant du Roundup de Monsanto, est soupçonné de favoriser l'apparition de cancers mais les différentes agences européennes et internationales ne s'accordent pas sur le sujet.

Au ministère de l'Agriculture, on explique les déclarations de Nicolas Hulot par "sa part de liberté".

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